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Une situation indigne dans les prisons |
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Écrit par Nicole FRANCOIS
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Le mouvement de mécontentement des personnels pénitentiaires est à la mesure de
la gravité de la situation dans les prisons : inhumaine, dégradante et
déshonorante. Selon la LDH, la discussion rapide de la nouvelle loi
pénitentiaire pourrait être l’occasion d’en sortir.
Le mouvement de mécontentement des personnels pénitentiaires est à
la mesure de la gravité de la situation et pourrait aller progressivement
jusqu’à un isolement total des prisons. Le gouvernement français est ainsi
fortement interpellé sur la déplorable situation faite aux personnes détenues en
France, la fréquence des suicides, le manque d’humanité des conditions de
détention, de santé et la surpopulation carcérale.
Privilégiant la punition, le gouvernement remplit les prisons à
tours d’écrous redoublés et utilise très fréquemment la détention provisoire,
sans trop se préoccuper de la réparation ni de la réinsertion ni développer des
solutions alternatives non stigmatisantes. Les crédits manquent, les conditions
de travail des personnels pénitentiaires sont très difficiles et tout ce qui
n’est pas du domaine de la sécurité est systématiquement rejeté.
Pourtant les alertes n’ont pas manqué, depuis les rapports devant
les comités des Nations unies, jusqu’au rapport du contrôleur général des lieux
de privation de liberté, en passant par celui du commissaire aux droits de
l’Homme du Conseil de l’Europe. Le gouvernement a tout ignoré, et n’a tenu aucun
compte de tous ces signaux d’alarme. Aujourd’hui, il s’obstine, créant une
situation dont les détenus risquent de pâtir, par la privation de leurs droits
de justiciable et l’impossibilité des contacts extérieurs.
La discussion rapide de la nouvelle loi pénitentiaire devrait être
l’occasion de sortir d’une situation inhumaine, dégradante et déshonorante. La
LDH demande que le gouvernement ouvre rapidement quatre chantiers
indissociables :
la situation
matérielle des lieux de détention avec comme objectif l’encellulement
individuel ;
la mise en place
d’un véritable plan d’urgence santé en collaboration avec le secteur public
hospitalier, en particulier en psychiatrie ;
la recherche de
toutes les solutions d’aménagement des peines avec un droit d’accès individuel
pour chaque détenu à mi-peine ;
le choix en
priorité de l’accompagnement social et éducatif plutôt que de la
sursécurité.
LDH, Paris, le 6 mai 2009
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Écrit par Nicole FRANCOIS
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Le collectif Black Blanc Beur Aube, organisateur chaque 1er mai depuis 12 ans de la fête de la Fraternité, appelle aujourd'hui à former un cercle de silence
Le 1er mai 2009 à 14h30 - devant l'Hôtel de ville de Troyes
Le cercle de silence est
une action non violente rassemblant des citoyens qui refusent le traitement
inhumain infligé aux étrangers en situation irrégulière.
Ces mouvements de
protestation, formés par des femmes et des hommes d’horizons et de convictions
divers, se développent actuellement dans plus de 90 villes de
France.
La politique actuelle et
le climat d’hostilité à l’égard des étrangers « sans papiers » ne changeront que
si chacun exprime son indignation.
En participant à un cercle
de silence, nous dénonçons les quotas d’expulsions, les conditions d’arrestation
et de détention et nous revendiquons une politique plus humaine pour chaque
homme, chaque femme et chaque enfant présent sur le territoire français.
Participons, même quelques minutes au :
Rassemblement silencieux en solidarité avec les étrangers menacés
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